2008/04/01

Lu - Au bureau

de Nicole MALINCONI
Souffle : au style minimaliste, dans mes lectures sur le monde de l'entreprise, l'auteur dans ce roman décrit au travers d'une annonce de départ volontaire à la retraite, l'instabilité des hommes et des femmes par rapport à la force de l'entreprise, employeur. Que connaissons-nous, à travers une société (style Bercy?)4 blocs, plusieurs services, des listes, des individus travaillent sans vraiment se découvrir. Jean prend la plume pour y décrire les derniers jours avant son départ, portrait de ces collègues, que sait-il exactement d'eux. Des scènes universelles du monde du travail, en filigrane la fragilité de notre monde intérieur par rapport à la réalisation dans le travail.la description collègue par collègue dresse un état assez universel du personnel d'entreprise, ragots, hiérarchie et platitudes habituelles dans des hommes et femmes si commun.

"Monsieur Fleury a quitté le service à l'âge où il va de soi de quitter; c'est un véritable ancien. (...) Comme ça, je peux m'arrêter ici, j'ai le temps jusqu'à la fin, maintenant, dit Monsieur Fleury. Maintenant, on vit tout doucement. Et plus d'obligations. Tant que tu as des obligations, ajoute Monsieur Fleury, tu les remplis, tu te lèves le matin; parfois tu te dos Vivement fini, mais quand c'est fini, que tu n'as plus d'obligations, c'est comme si tu n'avais plus rien à remplir."

4 commentaires:

Patrick a dit…

Coucou chère Syreine!

Je te rassure, les platitudes entres hommes sont gratinées aussi, je me suis toujours un peu demandé pourquoi et comment on en arrivait à écrire sur des vies de grisaille, j'aime la réflexion de Houellebecq depuis son premier roman, une horreur, tiré de la vie d'un informaticien, ah Extension du domaine de la lutte, le film était pire, mais bon, il doit y avoir des gens qui n'ont jamais travaillé et qui aiment, comme on aime les gravures des prisons de Piranèse, ça me fait cet effet, et surtout dans le même genre j'ai Vu Mr et Mme Smith, l'histoire d'un départ à la retraite, joué par Nicholson... Déchéance.

Et toi, tu as ce bonheur de vivre de tes rentes sans travailler? Alors le livre ce serait pour éprouver ce frisson...

Oh la baleine a dit…

Bonjour maymay,

Je crois que l'objectif est d'une part de faire prendre conscience de cette vie en dehors de nos désirs personnel, on passe parfois plus de temps transport compris dans la "société" que dans la cellule "familiale" j'entends célibataire où pas;
Ainsi pour moi, ce monde du travail où se mèle une part de conformisme, une part d'obligation de vivre avec, est un éclairage très particulier somme toute de l'homme, de la nature de l'être humain. Une vie de grisaille, peut-être pour lancer un seul cri.. elle est ce que vous en faite.

Quand je travaillais jamais je ne me suis ennuyée et c'étais plus souvent le soleil et quand les nuages devenaient trop nombreux il tient à soi à se bouger à tout faire pour changer de prairie afin de voir si le soleil est plus réfléchissant ailleurs.
Dans ce roman-ci je n'ai pas trouvé la profondeur des remises en questions, retraites, retriouver la liberté d'action que ce soit à la retraite ou par "peur" des départs anticipés voire des licenciements..désire-t-on tant que cela diriger nos vies ?
Mais malgré tout c'est un état de vécu.. tout les "et si...".
Je respecte et suit pour une fois totalement d'accord avec la position de houellebecq (uniquement celle sur l'homme dans la société, il a au moins pour moi le mérite d'avoir posé la question).
Je le reconnais en ce moment la liste des romans auto-biographique et qui n'apporte aucune question me lasse et pourtant je ne suis pas quelqu'un qui réfléchit beaucoup.
Bon j'ai le bonheur de vivre maintenant au crochet de... c'est du pur romantisme, ou de la perfidie pour tester l'amour de l'autre...(c'est un autre sujet). Mais comme tout a une fin, même les périodes du pur bonheur dans deux ans je pense sûrement changer de crochet à faire (Eviter de lasser reste une règle en politesse);

Le livre que représente-t-il? c'est pour m'ouvrir à travers des histoires sur la condition humaine, sur des découvertes, sur les frissons finalement sur du rêve. Il en est de même des lectures de blogs, on vole une part d'émotion décrite par l'autre.

Bon je suis bien bavarde.

Maurice a dit…

Réveillé !

Oh la baleine a dit…

Bonjour Maurice, justement ce matin jai vu le retour... j'avais quelques commentaires pertinents à ajouter...
C'est connu les trains arrivent en retard mais finissent toujours par arriver