M’a rendue accro
Je voyais déjà l’avenir dans ses bras
Il avait des mots
M’a rendue accro" Sherifa Luna
Accro, accroché a l'intérieur, vous souvenez-vous, il perdure ce jardin, nommé communément Pamplemousses. Volupté, saveurs et un petit côté acidulé, rien qu'à prononcer son nom. Mousse, douceur sensuelle, sur les premières allées, des bambous tigrés, bruissent.
"Quand le vent passe qui vient des champs voisins, les gaules s'animent et l'on entend comme le gémissement d'une âme oubliée là, le bruit que font les grands bambous lentement agités" Leoville - l'homme de l'allée des soupirs.
C'est donc silencieusement que nos pas glisseront sur ce chemin ombragé, les gaules passant nos mots de l'un à l'autre, fraîcheur du renouveau, jamais tout à fait les mêmes, joie de découvrir une ridule, une expression dans vos yeux, un trapèze aux commissures de vos lèvre, votre bouche mutine, espiègle et parfois si respectueuse à moins qu'elle ne soit tout simplement ébahi, nous apprendrons à nous reconnaître.
Les nénuphars géant d'amazonie dessinent des coeurs, avant de devenir d'immenses plateaux, comme de magnifiques tapis volants. Nos yeux émerveillés devant cet immense bassin de bonheur, admirent les fleurs journalières qui dressent leurs flambeaux avec orgueil, sûre de leur bonheur, elles ne sont que les messagères aux transports amoureux dans cette harmonie verdoyante.
Mon âme est en accord avec la durée sur cette île du crépuscule : très bref, et c'est pourquoi nous profiterons des derniers rayons du soleil jusqu'au paroxysme pour y voir le talipot qui procurera en apothéose, à la fin de sa longue course, une inflorescence de plus de 50 millions de fleurs avant de s'éteindre à jamais.
Dans la haie aux palmiers à pattes d'éléphant nous ne pourrions oublier la légende de Paul et Virginie, (bernadin de saint-pierre), au delà du naufrage et de l'amour éternel nous serions émerveillé par la rigueur de la plantation, tout en droite afin de mieux percer notre coeur, espérons secrètement que le naufrage et le contact (avec l'eau bien sûr), ne soit pas pour bientôt.
Sous les ramifications de l'arbre à saucisse, nous ne pourrions nous empêcher de nous embrasser, puis fuir rapidement, avant qu'une de celles-ci ne se mettent à nous fracasser le crane. Nous irons nous asseoir contre le tronc d'un flamboyant, et nous repenserons aux les tel que Baudelaire les composa :
"Au pays parfumé que le soleil caresse, j'ai connu sous un dais d'arbres tout empourprés
Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse
Une dame créole aux charmes ignorés."
Alors je me ferais plus paresseuse, indolente et langoureuse pour profiter encore de cette promenade, je sais que nous croiserons une de mes compatriotes, tortue paisible, en train de souffler ses mots et de mâchouiller sa feuille.
Mais nous nous souviendrons que sur cet île, le premier livre à voir le jour sous le titre "Sidner ou les donjons de l'imagination" par B. Froberville, nous invite à continuer encore et encore ce voyage.
2 commentaires:
dommage que je ne connais assez bien le francais, mais j'ai apercu des idee qui me sont chere dan ton blog, je espere de reussir a te suivre..au revoir
lou
Benvenuto!
e che dire il mio italiano: Io non so qualsiasi cosa alle lingue e se io la scrittura è grazie al su reverso di traduttore di linea.
Io sono riempito.
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