Il est surprenant comme il y a une manie à photographier plus avec l'arrivée des beaux jours, comme si cet éclat soudain pouvaient enlever à la manière d'un logiciel de retouche les imperfections de peau. Sous couvert de mettre en image l'innocence supposée de la marmaille, le mitraillage bats son plein, c'est une moisson de quadrichromie. Il est encore plus surprenant ne vivant pas au quotidien avec un photographe, de découvrir ses expressions corporelles, ses moues, ses mimiques, postures et autres aspects de sa personne qu'il est difficile entrapercevoir face à son miroir.
Singulier été, un coup de pinceau de trop, sur cette mise en couleur.
2009/07/08
2009/07/06
Pont thermique
D'ordinaire mon monde virtuel, fantasmagorique et ma petite vie, ne se mélangent pas, ils vont même à splendidement s'ignorer, mais là, j'ai argumenté ma correspondance de plusieurs demandes et j'ai reçu le petit livre que j'avais directement commandé à l'artiste...des petits traits au crayon bic, autant de mots ensevelis sous le dessin...
Bon et bien voilà, je suis super heureuse, je viens "enfin" de l'avoir, j'ai apprécié et j'ai été très touchée par l'ajout de cartes postales.
"Si cependant l'inévitable vitre d'une fenêtre s'obstine à me renvoyer mon reflêt, je vois bien là quelqu'un qui me ressemble. Oui, qui me ressemble beaucoup, j'en conviens!...mais que l'on n'aille pas prétendre que c'est moi!" Bobi-Tardieu
Bon et bien voilà, je suis super heureuse, je viens "enfin" de l'avoir, j'ai apprécié et j'ai été très touchée par l'ajout de cartes postales.
"Si cependant l'inévitable vitre d'une fenêtre s'obstine à me renvoyer mon reflêt, je vois bien là quelqu'un qui me ressemble. Oui, qui me ressemble beaucoup, j'en conviens!...mais que l'on n'aille pas prétendre que c'est moi!" Bobi-Tardieu
2009/06/29
Chaud, chaud
Alanguie, sur le transat, la musique à fond, un verre raffraichissant à l amain, et vos yeux qui me consument alors que je brûle dans cette fournaise.
2009/06/28
Gouttes
Parfois je m'isole, j'ai ce privilège de me retrouver seule, et je suis bien, c'est une solitude programmée, agréable, profiter du temps, des secondes, choisir d'être inconstante, j'ai prévu une crique d'ici quelques jours pour souffler un peu. Puis bizarrement, de rare fois, je me retrouve esseulée, comme si dans cette mer, je distinguais toutes les gouttes qui m'entourent, distinctement, dans cette réalité je ne suis pas seule, je suis criante avec moi-même, et comme je suis intransigeante, c'est après quelques sursauts pour me rattacher au réseau social, que j'en décerne la futilité, que je remarque des étranges liens, que je vois les manipulations, la pauvreté de ces autres vies, alors ça me désole encore plus, discuter avec ces âmes en peine qui reflètent en écho ma recherche de communication, alors dans un sursaut d'orgueil et de désespoir, j'arrête cette liaison hypocrite pour être vraiment seule, et par conséquent plus positive, sans ces reflets autour...
Finalement la solitude, n'est pas cette impossibilité à communiquer ses émotions ? Et voilà mon corps qui veut étreindre comme un enfant galopant de son amour vers sa mère, des pulsions premières m'affleurent et veulent s'exprimer spontanément sans maturité, pas d'accomplissement; pas d'engagement le mal-être refait surface, il tisse un cocon autour de moi, un cocon de fil invisible, ausi solide que la soie qui empêche les meilleures des approches, zombie parmi vous.
Alors, je construit les plans de mon atelier et pour profiter au mieux de cette nouvelle solitude et la rendre dans un futur prochain plus créatrice, réconfortante, je m'en servirai pour me ressourcer, pour positiver, pour freiner mon autonomie, pour méditer. Un atelier, pour m'évader, et redevenir mer dans ces gouttes d'eau, je plonge très profond, dans ce nouvel intérieur pour y sortir enfin force et inspiration pour ressortir le je de mon identité personnelle.
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Finalement la solitude, n'est pas cette impossibilité à communiquer ses émotions ? Et voilà mon corps qui veut étreindre comme un enfant galopant de son amour vers sa mère, des pulsions premières m'affleurent et veulent s'exprimer spontanément sans maturité, pas d'accomplissement; pas d'engagement le mal-être refait surface, il tisse un cocon autour de moi, un cocon de fil invisible, ausi solide que la soie qui empêche les meilleures des approches, zombie parmi vous.
Alors, je construit les plans de mon atelier et pour profiter au mieux de cette nouvelle solitude et la rendre dans un futur prochain plus créatrice, réconfortante, je m'en servirai pour me ressourcer, pour positiver, pour freiner mon autonomie, pour méditer. Un atelier, pour m'évader, et redevenir mer dans ces gouttes d'eau, je plonge très profond, dans ce nouvel intérieur pour y sortir enfin force et inspiration pour ressortir le je de mon identité personnelle.
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2009/06/25
Se sédentariser
Douce caresse, sauna moderne et chromatico-lumineux, je poursuis ma thérapie au bonheur. Je ne suis plus en train de fouiller les océans pour le trouver, il était en moi, si petit que presque j'en arrivais à l'oublier.
Ce n'est pas sa taille qui importe, mais la dimension qu'on lui donne à cette petite braise, ainsi, un nouveau foyer prendra place cet automne pour l'accueillir, un foyer sans feu, un foyer de douceur, de calme, un foyer à aménager. En attendant de l'enfermer dans ce nouveau coffret à bijoux, un peu de liberté et de vacance (d'ici 15 jours) m'amèneront du champs de mars pour valider que l'Etat assure bien la prestation pour payer bien les futurs impôts de Johnny, suivi d'un départ précipité pour essayer de rencontrer mon rêve d'enfance, l'ornithorinque et son diable de voisin.
Promis, même si j'arrête ce blog, je vous mettrai MA photo de l'Orni....
2009/06/20
Etoile - Mirage
Je ne suis pas de ces femmes qui croient dur comme fer aux châteaux en Espagne, je suis de celle qui rêvent leur vie et qui sont d'autant plus sensibles aux illusions, qu'elles savent que c'est une illusion. C'est fragile ces apparitions! un rien efface à jamais ce décor, qu'il est alors impossible à attraper.
Alors on a beau me dire que c'est un mirage te savoir que l'image n'est pas la réalité, je m'accroche à ce reflet, à ces embruns, à ce flou qui semble à portée de main, car il est mon rêve. Je conçois, parfois, mais très brièvement que pour le garder intact il faudra parcourir encore dans ce désert, avancer, finalement ne jamais arriver au bord de cette oasis pour garder la direction, la faculté de stocker en soi son propre château de sable.
Grain par grain, je le peaufine.
Alors on a beau me dire que c'est un mirage te savoir que l'image n'est pas la réalité, je m'accroche à ce reflet, à ces embruns, à ce flou qui semble à portée de main, car il est mon rêve. Je conçois, parfois, mais très brièvement que pour le garder intact il faudra parcourir encore dans ce désert, avancer, finalement ne jamais arriver au bord de cette oasis pour garder la direction, la faculté de stocker en soi son propre château de sable.
Grain par grain, je le peaufine.
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