je ne distingue rien. Nous nous sommes donné rendez-vous au Rond-Point, élément circulaire comme on les aime, on peut s'y retrouver, s'éloigner en choisissant de rester toujours au centre avant de disparaître par une des branches. Mais pour le moment, c'est les retrouvailles : Lundi 3 mars à 19 heures; je vous avais dit en haut des marches, entre les colonnes à 11H. Impossible de se manquer, j'ai toujours aimé le vif, et là ce n'est point d'argent mais couleur de feu qui m'embrasait sous le lainage noir. Le vent, à moins que ce ne soit les embruns vous ont vivifiés l'esprit. Vous arrivez, à la limite, un sourire et nous voici déjà à l'intérieur. J'aime cette ambiance feutrée, pas besoin de se parler comme vous l'appréciez, je garde le silence. Le temps de joindre quelques phalanges et Russel commence sa lecture, comme chaque auteur il sait les respirations, les virgules et espaces temps invisibles, Tom (je ne vous l'avais point dit mais je suis folle amoureuse de cet acteur et de sa voix, dès que je le peux, j'assiste à ses représentations qui chaque fois, et c'est possible m'enchantent) reprend, apposition qui conforte qui amplifie le message. Y êtes-vous, là, à côté de moi, oui c'est une soirée rien que pour nous deux, plus rien n'existe, les voix, les respirations, le papier qui se tord, et mes doigts dans les vôtres. Bien sûr nous lirons différemment maintenant ce roman...
"Les différents protagonistes, chacun porteur d’une intime blessure, reçoivent d’autrui un éclairage dérangeant sur eux-mêmes et sur les ténèbres de leurs motivations"...et les nôtres ?
la soirée de mes rêves.
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