2008/03/18

Dinarobin, Cirné

A défaut de le rencontrer sur son blog, nous voici à la recherche du Prince, dans son île.
Ainsi, souvenez-vous, nous sautons et restons dans une autre dépression, de la baignoire si proche de la cascade, nous batifolons dans un bassin : Trou aux biches, qui n'a de biches que les très rares "gazelles" qui passent par la plage sans oublier les si peu vivisibles cerfs aux grands bois. Quelle plage, quel est le décor ? De ce trou dont il est difficile de s'extraire :
Fermez vos yeux : imaginez le décor idéal de carte postale, du sable blanc, (en réalité microcosme de coraux délavés plus blanc que blanc), l'ombrage de cocotiers : plantés par rang de deux, comme pour attendre sagement de rentrer, puis le bleu azur, turquoise, infinité de bleuté pour essayer de capturer l'essence même de cette île, la difficulté consistera d'abord à discerner cette eau pour apprécier au mieux cette perle sucrée de l'océan.

Pour les touristes, plus loin, quelques parasols restituent les nuées qui d'ordinaires se placent en haut des sommets.

Décortiquons, décortiquons! avec plus de rigueur:
Allongés, nous nous tiendrons par la main, pour aller nous jeter dans cette eau translucide, à laquelle il est si difficile de refuser son appel, nous nous éclabousserons, éclat de rire, sourire, être ensemble simplement, puis nous nous poursuivrons, sachant que les mouvements de houle nous empêcheront de nous éloigner de trop, puissance de l'océan qui freinera notre fuite, afin de mieux tomber l'un sur l'autre, nous embrasser.
Pour se reposer nous nous assoirons au bord, les pieds à la frange. Puis avec ce sable blanc nous dessinerons sur nos peaux matifiées les symboles universels de l'amour;

Revenons sur nos contemplations lorsque allongés l'un contre l'autre nous extrapolerons nos formes avec cet îlot. Vos bras, comme la ceinture de lagon, aux eaux transpaerntes, sincères; Retenue pour protéger et éviter que ne s'échappe.

Peu à peu découverte des abords, gardant pour la toute fin la région la plus boisée, son cratère nommé "Trou aux Cerfs", pas très large, dont on peut admirer son périmètre, les parois sont abruptes, inaccessibles sauf pour l'alpiniste chevronné, tout au fond on peut deviner en son centre la plaine inexplorée, volcan éteint, et qui se joue d'être maintenant un lac; la pluviométrie varie selon les saisons de quelques pouces sur la côte ouest à plus de 150 en son centre, humidité assurée.

Relevons le regard, plus haut se distingue des pics isolés, sculptés par des géants dans ce qui semble du basalte. Ils se dressent fièrement, en imposent, sur cette plaine. pas question de les oublier, et qu'importe leur âge, excroissance attirant la convoitise de la découverte, appel à la promenade buccolique.

J'oubliais de vous décrire l'ambiance sonore, complètement enfouie dans ce huis clos. Ici, c'est le Sega, qui donne la cadence, entendez les coups de révolte cachés dans la mesure. Elle se danse pas latéraux, déhanchement suggestif, face à face, l'homme tourne autour d'elle, amène à faire croire qu'il l'a perdue puis de nouveau on se frole sans jamais se toucher, tamtam et harmonie tiré de la calebasse chantent toujours l'amour.

Après tous ces efforts, nous dégusterons savamment longans, mangues sans oublier les letchis, qui de sa coque rugueuse et rouge, protège d'une chair sucrée sa graine noire cachée en son coeur. Pour relever s'il est encore possible la saveur, les gâteaux piments seront une vraie friandise.

...
"O mer, toi que je sens frémir
A travers la nuit creuse,
Comme le sein d'une amoureuse
Qui ne peut pas dormir"

J.P Toulet

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Que la nature est belle en cette Ile...Plages longilignes et sauvages que même les parasols ne défigurent...Nature sauvage si bien décrite avec cet ancien cratère et une végétation luxuriante.
J'irais bien là bas, déguster les letchis en admirant les couples de danseurs qui ne doivent se toucher...
Heureux pour toi d'un si beau séjour.

Amicalement,
Francil.

Oh la baleine a dit…

J'espère bien y retourner...je t'y emmenerai, il reste tant à découvrir.

Siréneau a dit…

Coucou Syreine, ce qui me gêne le plus c'est de se frôler toujours sans jamais se toucher , côté un peu frustrant de s'embrasser sur la bouche sans toucher les lèvres, tout ça quoi, enfin, rien n'est parfait même à Dinarobin, attends, je relis, ah oui tomber l'un sur l'autre, tout y est donc, c'est mieux, pas tomber amoureux, ce serait tomber bien bas, ni de sommeil, ça ne se fait pas, les gâteaux au piment sont là pour ça, doit être un excitant local ça. un aphrodisiaque, celui de Cirné, ou Circé, qui nous transforme en ...