2008/08/18

Gouzou à la plage


Ainsi, les vacances ne se terminent jamais, allongée sur l'estacade, non, à vrai dire, sur la jetée qui séparait le port où allongés comme des sardines en boite, des bateaux défiscalisés rêvaient eux aussi de vagues et de rencontres, et de grand large où se déployer et de l'autre, la plage, aménagée, recevant sur le sable blanc, coraux et estivants.
Ainsi, à me languir, je brunissais au soleil, attendant la marée pour me recouvrir. Bizarrerie, de la nature, ce flux et reflux, identique en cela à ce côté cyclothymique, des annonces terribles, confrontation de deuil, de joies.
Difficile de sauter ainsi du coq à l'âne, la nuit pour respirer un peu, et calmer souffrance de nos proches si forte. Le deuil, rien à dire, tout à été déjà fait, horrible, blessure béante, que notre raison sait, envisager alors une vie sans bonheur, peut-être quelques joies pour l'adoucir, puis surprise, peut-on parler de surprise lorsque l'annonce est désagréable. Ce cancer qui s'installe au sein de celle que je considère comme ma petite sœur.
Enfin, attendre la prochaine vague, toujours source d'espoir de réconciliation, et miracle une communication rétablie, des arrangements en perspective. Ouf se libérer un peu.
Et Nelson impassible, qui prend son masque, parce qu'il sait que le soleil brûle et trop d'eau font couler les meilleurs d'entre nous, mais ainsi, ne peut-il point observer le soleil sans se brûler et voir les poissons colorés nager autour de lui, voire même le bisouter.

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