2009/06/28

Gouttes

Parfois je m'isole, j'ai ce privilège de me retrouver seule, et je suis bien, c'est une solitude programmée, agréable, profiter du temps, des secondes, choisir d'être inconstante, j'ai prévu une crique d'ici quelques jours pour souffler un peu. Puis bizarrement, de rare fois, je me retrouve esseulée, comme si dans cette mer, je distinguais toutes les gouttes qui m'entourent, distinctement, dans cette réalité je ne suis pas seule, je suis criante avec moi-même, et comme je suis intransigeante, c'est après quelques sursauts pour me rattacher au réseau social, que j'en décerne la futilité, que je remarque des étranges liens, que je vois les manipulations, la pauvreté de ces autres vies, alors ça me désole encore plus, discuter avec ces âmes en peine qui reflètent en écho ma recherche de communication, alors dans un sursaut d'orgueil et de désespoir, j'arrête cette liaison hypocrite pour être vraiment seule, et par conséquent plus positive, sans ces reflets autour...

Finalement la solitude, n'est pas cette impossibilité à communiquer ses émotions ? Et voilà mon corps qui veut étreindre comme un enfant galopant de son amour vers sa mère, des pulsions premières m'affleurent et veulent s'exprimer spontanément sans maturité, pas d'accomplissement; pas d'engagement le mal-être refait surface, il tisse un cocon autour de moi, un cocon de fil invisible, ausi solide que la soie qui empêche les meilleures des approches, zombie parmi vous.

Alors, je construit les plans de mon atelier et pour profiter au mieux de cette nouvelle solitude et la rendre dans un futur prochain plus créatrice, réconfortante, je m'en servirai pour me ressourcer, pour positiver, pour freiner mon autonomie, pour méditer. Un atelier, pour m'évader, et redevenir mer dans ces gouttes d'eau, je plonge très profond, dans ce nouvel intérieur pour y sortir enfin force et inspiration pour ressortir le je de mon identité personnelle.
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2 commentaires:

Em Kâ Bé a dit…

Dans un film (je ne me souviens plus lequel), il y a Anémone sur la plage qui dit à sa compagne du moment: "Parfois on se sent plus seule avec les autres qu'avec soi-même".

Oh la baleine a dit…

Finalement c'est le propre de la fourmi, se croire dans un mouvement alors qu elle est seule à déchiffrer son chemin, parfois, il est vrai que celle qui précède est à portée de phéronome, juste pour lui indiquer le danger, mais existe-t-il des guides pour le bonheur ?