2007/05/12

Etoile 8 - Distance et espace multiple



La distance, face à moi ce nouvel espace hors normes, ou les entités transplantées deviennent mouvantes, prêtes à suivre le moindre battement d'ailes, fluctuer aux grès de la caresse des éléments, se séparer, se dédoubler, pour fusionner dans une vague d'écume.

Ainsi, j'entends le bruissement de vos pas s'amplifier, je croyais voir votre bateau, vous étiez comme à votre habitude en avance, déjà sur terre. J'attends, je ne me retourne pas, j'aime trop à vous faire croire que je ne vous ai point remarqué, mes sens s'éveillent, égrènent secondes et espace.

Blanc, bruit, blanc, pas, blanc, ferveur, blanc, attention, blanc, émotion, blanc, avancer.
Ce langage morse qui m'est dédié, je le ressens dans la longueur de ces blancs qui en capsulent tous les mots de notre bibliothèque. L'un et l'autre ayant conscience de moi, de toi; Ici et ailleurs.
Martèlement du sol, je te désire, je te veux, encore, je suis là, encore, je m'approche, vois, écoute, je viens à toi, je suis.
Le rythme de ces harmoniques bien singuliers, donne la cadence à mon coeur. Des images, un gros plan, un très gros plan "travelling" sur cet angle si particulier, qui va s'ouvrir de plus en plus pour former un sourire ensorceleur, mais pour l'heure, seulement la commissure, l'imaginer, s'ouvrir peu à peu, d'abord pour respirer plus amplement, sans le vouloir, vous avez accéléré, si près du but, or maintenant, vous ralentissez, je ne me retourne pas, vos pas, trop rapide, freiner encore l'instant. Je termine cette projection, j'attends le contact ou votre disparition. Je ne sais, l'imagination, des bribes de mots s'assemblent. Vous êtes juste derrière mon dos, je vous devine.

Sacre, nous profitons de l'instant éphémère pour l'étirer encore, par séquence. Phase de votre main s'approchant de ma nuque, vous avez bien remarqué à un je ne sais quoi qui me fait tenir un peu plus droite, ma préparation à votre légère touche.

Vos doigts s'emmêlent dans ma chevelure magique. Précédemment, telle la méduse, elle vous à pétrifié sur place, les serpents laissent peu à peu place aux hippocampes, leurs terminaisons capturent vos doigts. Vous êtes mon prisonnier. Corps Immobiles. Hypnose réciproque dans le reflet de la mer.

De ce contact très océanique, nous nous abreuvons de ces différentes vagues de sensation. Aller-retour et toujours sur place.

Un attirance plus forte, un laisser-aller, l'envie de goûter à même la peau les embruns salés attire votre bouche. Votre souffle irradie une volonté incandescente. j'ai envie de votre apostille sur ma peau nue.

Parcours de vos lèvres, découvertes des chemins secrets. La mémoire se présente, chaque aspérité de vie s'assouplit sous vos baisers. De cette promenade bucolique, une envie d'appropriation, de chasse fait que nos corps s'apprêtent à la lutte, volte-face, face à face, prêt au contact de ce combat singulier. La présence de l'un à l'autre. Nos bouches qui happent nos offrandes respectives. Sucs, passion, volonté de don, prenez-moi, promesses communes, convergence des réalités. Dans ce refuge, tapis imaginaire réceptacle de nos deux corps, le vide tout autour de nous, un état d'apesanteur.

Légèreté et insouciance, nous nous enlaçons, attaché l'un à l'autre, comme un merveilleux cadeau.

BON ANNIVERSAIRE

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Ô!

Chris a dit…

Bravo! La lente montée du désir...

Oh la baleine a dit…

Oui, le Désir, reste à atte(i)ndre la Passion.

double je a dit…

superbe...

Oh la baleine a dit…

Suis pas peu fière, et je prends le compliment illico....avant qu'il ne s'enfonce dans le sable et disparaisse...