2007/09/04

Etoile 14 - Virtuelle addiction


Me voici, comme la huitième femme, à ouvrir et à rafraîchir la page du Mail, pour voir enfin s'afficher dans cette boite de pandore "réception", remplie de ce message espéré, souhaité. Attente du courrier, sauf que le facteur n'est pas régulier, on ne sait s'il est déjà passé pour la journée, ou s'il a déplacé sa tournée l'après midi, ainsi, comme sur un manège, je regarde à chaque fois l'icône, est-elle la même, a-t-elle grossi ?

Pour passer le temps, navigation à droite et à gauche, un peu d'actu, et une fraîcheur; une recherche sur le mot clé (dernier mot lu, aujourd'hui "Tour"); puis recherche de blog qui ont cité ce mot, toujours pas de message, ...Est-ce que "moi-même" n'existe plus ?

Comme il faut laisser des mots et encore des mots, de ci de là pour espérer un retour des plus succincts....qui ne suffisent plus à nourrir -à rayer-la bête-à rayer-/belle.

Mais le message spécial dédicace où se trouve-t-il ? Mon avatar, qui ne se nourrit que de ces bribes, n'a point d'ami...(coquille de Caliméro ?), il est trop triste, la journée est presque finie, pas de message, tristesse du non divertissement, et toujours en fond : 0, toujours présent en mémoire, quoi que je fasse, il devient omnivore et dévore totalement mon attention.
C'est évident !

Je fais une fixette sur ce rond qui imite l'ébahissement de ma pupille, et pourtant secrètement, j'espère qu'il parte en fumée, pour occuper mes rêveries à du concret, revenir à de l'action. Et voilà ce cercle qui m'entoure de ses bras protecteur, me protège d'un trop plein, m'évite la dispersion, lui et moi en tête en tête, il a des moyens détourné pour arriver à ses fins, nous isoler, l'un dans l'autre. Et malgré moi je me retrouve, dans ce face à face, mon âme initiale, pure. Ombre, puissante et anonyme, qui développe mon imagination, chauffe mes théories, isOle mon besoin de reconnaissance, devenir plus que l'avatar, celle qui maîtrise rond et délié, une créatrice.

Coup d'oeil, une attention qui frôle les 100%, pour voir apparaître encore et encore ce cercle. Bouche sans fond qui m'hypnotise et m'oblige à son attente de changement d'état. Espérant en fond, un étirement, allongement pour se transformer en 1, unique. Me retirer de l'imaginaire pour sourire du réel, plus fade, plus accessible.

Allez ! un dernier clin d'oeil avant ma fuite...

2 commentaires:

Chris a dit…

J'ai connu cette obsession là longtemps sur mes blogs successifs. L'attente DU commentaire. Puis un jour je me suis rendue compte que le commentaire si tant tellement attendu, ne me faisait pas autant de bien qu'escompté.Que même, en tant que poète apprenti il me faisait souvent du mal. Aujourd'hui le commentaire a perdu de son charme. Il me fait plaisir bien sûr, mais je ne suis plus suspendue à ses basques. :)

Oh la baleine a dit…

En ce qui me concerne, la plupart du temps, voire en permanence je me moque de la non ou pas présence des commentaires sur mesposts, ils me distraient, m'envoi sur d'autres cheminement, le plus souvent ils me font rêver...

J'ai plutôt voulu écrire un post, sur les échanges mels, ou l'on connait ses correspondants plus intimement, et comment une partie de notre amitié peut se focaliser sur ce médium. La présence ou l'absence de nouvelle pour ma part m'apportent des ouvertures, et d'autres distractions.
Je travaille à un bureau, et l atentation est plus forte de valider si des messages sont là plusiseurs fois par jours, alors qu'il me semble qu'aucun de ces messages n'appellent une réponse immédiate.
On se la joue souvent Napoléon, à écrire plein de missive, à peine la réponse arrivée...OUI je sais, de par trop impulsive, parfois.